logo LA MISSION
CATHOLIQUE
POLONAISE
DE FRANCE

SURVOL DE L'HISTOIRE DE LA MISSION

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STRUCTURE DE LA MISSION... LISTE DES RECTEURS...

 

1670 L'histoire de la Mission Polonaise commence à Paris et plus spécialement auprès de l'église Notre Dame de l'Assomption 1 place Maurice Barrès Paris 1er construite de 1670 à 1676.
1802 - 1830 Après le concordat de 1802, cette église est rendue au culte. Le 6 mars 1806, le pape Pie VII y célèbre la Messe. Napoléon ler verse à cette occasion une forte somme d'argent et contribue ainsi à la restauration de cette église. Il garde cependant la nef centrale pour sa chancellerie et transforme l'ancien couvent en caserne pour sa "Garde à Cheval". De très nombreux Polonais font partie de cette garde. Contrairement "aux habitudes de l'époque", ils sont très nombreux à participer à la Messe dans cette église toute proche. Le curé de la paroisse l'Abbé Costaz célèbre chaque dimanche une Messe spécialement pour eux et leur prêche en polonais. Vue l'étroitesse de l'église, il transfert la célébration des Messes pour ces soldats polonais à l'église Saint Roch qui ne se trouve pas loin de la caserne. Après 1812 on ne trouve plus de traces de ces Polonais à Paris. Par contre après la défaite de Napoléon plusieurs familles nobles et des officiers supérieurs polonais de l'armée napoléonienne s'installent à Paris : Czartoryski, Poniatowski, Dabrowski, etc.
1830 - 1836 L'insurrection manquée en Pologne en 1830 oblige plusieurs milliers de Polonais à quitter leur patrie pour échapper à la déportation en Sibérie. La plupart de ces émigrés s'installent en France, qui les accueille très cordialement. Parmi eux on trouve des noms célèbres: Mickiewicz, Slowacki, Chopin, Norwid, etc.. Un certain nombre de prêtres les accompagnent et organisent les messes dominicales successivement dans les églises suivantes : St Louis en l'île, toute proche de l'hôtel Lambert du Prince Czartoryski, St Germain des prés, où reposait Jean-Casimir, ancien roi de Pologne et qui en 1667 était Père Abbé de cette abbaye, St Séverin où l'on place à cette époque la copie de l'icône de la "Sainte Vierge de Ostra Brama à Wilno/Ostrobramska/, et enfin dans la Chapelle du Calvaire qui est située derrière l'église St Roch. Le 22 mai 1834, une foule de Polonais assiste dans l'église de l'Assomption, future "église des Polonais", aux obsèques de La Fayette, grand ami de la Pologne et spécialement des maréchaux Kazimierz Pulaski et Tadeusz Kosciuszko, qui ont combattu avec lui en Amérique. Pendant cette période la pastorale des Polonais se fait spontanément et elle n'est pas organisée en une mission structurée. C'est pour cette raison qu'un groupe de jeunes laïcs engagés, avec Bogdan Janski en tête, pense à fonder et organiser une mission polonaise. Trois d'entre eux : Piotr Semenenko, Hieronim Kajsiewicz et Aleksander Jelowicki vont à Rome, y font des études théologiques pour être ordonnés prêtres et retourner ensuite à Paris.
1836 - 1844 Le 17 février 1836, ces jeunes gens, avec une équipe de 3 prêtres, fondent la "MISSION POLONAISE" qui s'installe au n°11 de la rue Notre Dame des Champs. Avec la bienveillante permission de l'Archevêque de Paris, Mgr Hyacinthe Louis de Quelen, ils s'occupent de tous les Polonais de Paris et les rassemblent chaque dimanche à la chapelle du Calvaire de la Paroisse St Roch. Le nombre de Polonais croît à Paris et dans les environs, surtout à Montmorency. On voit apparaître à Paris, en 1841, l'Ecole Polonaise, dite "des Batignolles" qui ouvre également ses portes. En 1846, est créé l'orphelinat polonais "Saint Casimir", dirigé par les Sœurs de la Charité de Saint Vincent de Paul polonaises "(Szarytki). Cet orphelinat existe toujours. En 1844, la Mission Polonaise s'installe au 263bis, rue St Honoré, l'adresse actuelle, dans une dépendance de l'Eglise de l'Assomption. l'Archevêque de Paris, Mgr Denys Affre, attribue "gracieusement" cette église aux Polonais et à la Mission Polonaise, et c'est ainsi que l'église de l'Assomption sera dite "l'Eglise Polonaise" de Paris. Elle sera le lieu de culte et de rassemblement de la communauté polonaise sans interruption jusqu'à nos jours. Jusqu'en 1844, elle servait à la paroisse Sainte Madeleine qui, à cette époque, transforme l'ancien "Temple de la Gloire" en l'actuelle église Sainte Madeleine. A la même époque l'Abbé Aleksander Jelowicki devient le premier Recteur de cette église et de la Mission Polonaise. Il aura plusieurs successeurs, dont la liste complète nous citons plus bas.
1844 - 1918 Pendant cette longue période on voit venir en France deux grandes vagues d'immigrés polonais. Celle de 1848, qui correspond aux troubles politiques et sociaux en Pologne sous l'occupation autrichienne, et l'autre de 1863, provoquée par la seconde insurrection en Pologne sous l'occupation russe. La grande majorité de ces Polonais quitte sa patrie pour des raisons politiques. La Pologne reste jusqu'en 1918 sous occupations russe, prussienne et autrichienne. L'équipe de prêtres de la Mission, tous coresponsables de la pastorale, vit en communauté et rend des services aux paroisses françaises de St Laurent, St Augustin, à St Cloud et Montmorency. Ils engagent des laïcs dans l'action apostolique, afin que "ces groupes informels fassent pénétrer les principes évangéliques dans les milieux politique, scolaire, scientifique, théâtral, industriel et ouvrier. "Tout cela pour que l'effort d'évangélisation imprègne la vie politique et privée des immigrés." Ils cherchent à contacter les Français croyants et "se rallient à tous ceux qui cherchent à réaliser une société nouvelle fondée sur l'amour, la justice et la paix". Lacordaire est un hôte fréquent de la vieille maison de la Mission et de son équipe. Les Polonais, toujours très dévots à la Sainte Vierge, font deux fois par an un pèlerinage à Notre Dame des Victoires. Pour la définition du dogme de l'Immaculée Conception (8.12.1854), ils y apposent une plaque commémorative en marbre avec un cœur en bronze, contenant une motte de terre polonaise et un morceau de pain emporté de Pologne. En 1857, à deux reprises, ils aident l'Évêchédu Puy à la construction de la gigantesque statue de Notre Dame de France. Vers 1863 le nombre de prêtres augmente sensiblement et Mgr Georges Darboy, Archevêque de Paris, accueille 40 prêtres polonais avec "une bonté paternelle". En 1865, les religieuses polonaises de la Visitation, au nombre de 48, venues de Vilno, fondent une maison à Versailles. Pendant le siège de Paris, en 1870, l'Abbé Wladyslaw Witkowski crée et dirige personnellement une compagnie d'ambulances pour soigner les blessés. Il est également chargé de s'occuper des prisonniers de guerre. C'est à ce titre qu'il sera décoré de la Légion d'Honneur en 1871, par le Président Adolphe Thiers. Sous la Commune, l'Eglise des Polonais est complètement pillée, et l'Abbé Deguery, curé de Sainte Madeleine, qui se cachait à la Mission, y est assassiné. Le pape Pie IX, pour aider cette église ravagée lui offre plus tard plusieurs ornements liturgiques, calices, ciboires et un ostensoir. En 1874, le premier pèlerinage national des Polonais à Lourdes est organisé par la Mission. Cette tradition commencée il y a 120 ans va se perpétuer jusqu'à nos jours. Depuis la seconde guerre mondiale un pèlerinage est organisé chaque année au début du mois d'août. En 1892, le Nonce Apostolique à Paris, l'Archevêque Czacki, Polonais, vient souvent à la Mission et conseille au Recteur la construction d'une nouvelle église pour les Polonais. Ce projet ne sera jamais réalisé quoiqu'il ait été lancé deux fois . Pendant la guerre de 1914-1918, le général Jozef Haller organise une armée polonaise qui combat aux cotés des Français. Les prêtres de la Mission cherchent à apporter une aide spirituelle aux soldats. A Paris, le 4 juin 1917 se constitue le "Comité Polonais National" et l'on voit souvent l'église de la Mission se remplir d'uniformes bleus.
1918 - 1945 Après 150 ans de captivité la Pologne retrouve son indépendance. Une partie des immigrés politiques ainsi que l'armée de Haller rentre en Pologne. La France, ravagée par la guerre et ayant perdu trop de ses fils sur les champs de bataille, demande de la main d'oeuvre à la Pologne pour relancer son économie. Des centaines de milliers d'ouvriers polonais viennent donc travailler en France. L'aspect social de l'immigration change totalement. En 1922 l'on crée 20 nouveaux centres pastoraux, surtout dans le Nord, le Pas de Calais et la Lorraine. Le Recteur de la Mission Polonaise de Paris devient le Recteur de la Mission Polonaise de France et il est chargé par le Primat de Pologne, Protecteur de l'immigration polonaise, le Cardinal August Hlond, de coordonner la pastorale des immigrés polonais dans toute la France. Les missionnaires polonais ne sont pas nombreux, un prêtre pour 15.000 Polonais, on fonde donc à la Mission un hebdomadaire catholique "Polak w Francji" (Polonais en France) pour atteindre le plus grand nombre de fidèles. Plusieurs dizaines de religieuses polonaises de 5 congrégations différentes viennent de Pologne pour aider les prêtres, ouvrir des foyers, des dispensaires, des écoles et des crèches. Dans les années 1930 le nombre de missions passe d'abord de 20 à 60, et ensuite à 100 en 1939. Elles sont groupées dans 6 doyennés. Le rectorat de la Mission possède une petite imprimerie, ce qui lui permet d'éditer des catéchismes, des livres de prière, des brochures, etc. On organise partout des associations catholiques. Elles sont 8, y compris K.S.M.P., c'est à dire la J.O.C.polonaise, et comptent plus de 100.000 membres. Le 6 décembre 1935, le Recteur Witold Paulus préside à Notre Dame des Victoires à Paris, la cérémonie de consécration de l'Emigration Polonaise à la Sainte Vierge, "Reine de Pologne et Reine de l'Emigration". Pendant la guerre 1939-1945, le Recteur Franciszek Cegielka, S.A.C., est déporté dans le camp de Dachau, et c'est le Père Czeslaw Wedzioch, S.A.C. qui le remplacera pendant 5 ans. Les 19 autres prêtres sont aussi déportés dans des camps de concentration, 11 d'entre eux y seront tués. Les 4 missionnaires sont faits prisonniers de guerre; 3 sont fusillés en France; 3 s'engagent dans la Résistance et 5 comme aumôniers militaires des troupes polonaises. Le cardinal August Hlond, Primat de Pologne est interné en France en 1940 puis en 1944, déporté en Allemagne.
1945 - 1973 L'immigration polonaise, diminuée pendant la guerre, augmente à la Libération: 40.000 anciens déportés, prisonniers de guerre ou réfugiés politiques s'installent en France. Le nombre total atteint 750.000 Polonais. 150 pretres, répartis dans 27 départements, servent leurs compatriotes dans les anciennes et les nouvelles missions. Deux nouvelles congrégations féminines fondent des maisons et 3 provinces de religieux polonais sont également créées. Le cardinal August Hlond libéré rentre en France et ouvre le Grand Séminaire Polonais à Paris en 1945. Le Petit Séminaire Polonais sera ouvert en 1954. Des Pères Oblats, Pallotins et de la Sociétas Christi ouvrent également des noviciats. En 1952, le Nonce Apostolique à Paris, Mgr Angelo Joseph Roncalli, le futur Pape Jean XXIII, qui venait souvent voir les séminaristes polonais, ordonne en l'Eglise polonaise de Paris, 9 prêtres qui retourneront en Pologne. La presse catholique prend un essor nouveau. Il y a maintenant un hebdomadaire "Polska Wierna" (Pologne Fidèle) qui prendra en 1959 son nom actuel: "Glos Katolicki" (Voix Catholique) et deux mensuels "Niepokalana ' (l'Immaculée) et "Nasza Rodzina" (Notre Famille). Une revue destinée aux prêtres "Duspasterz Polski Zagranica" (Missionnaire polonais à l'étranger) est imprimée par une équipe commune à toutes les missions polonaises de l'Europe. A partir de 1950, chaque dimanche, la GrandMesse de l'Eglise polonaise de Paris est radiodiffusée par l'O.R.T.F. et très écoutée en Pologne. La Constitution Apostolique de Pie XII "Exsul Familia" de 1952, complétée en 1969 par l'Instruction "De Pastorali Migratorum Cura" de Paul VI contribue efficacement au développement des missions paroissiales et des locaux pour les colonies de vacances. En 1966 tous les Polonais de France fetent le millénaire du Christianisme en Pologne, en 1972 et la béatification du franciscain polonais Maximilien Kolbe. En 1973 on fete les cinquantenaires de la plupart des missions. Il y a 137 pretres, responsables des 70 missions et 12 institutions catholiques, 10 congrégations féminines, 190 religieuses, 4 congrégations masculines, 10 associations membres de l'union des associations polonaises catholiques en France et 5 colonies de vacances. Le 17 septembre 1973, création de l'Association "Concorde" Les Amis de la Mission Catholique Polonaise de France qui a pour but d'aider et soutenir la Mission Polonaise.
1976-1985 Le 31 mai 1980, le Saint Père rencontre l'émigration polonaise dans le cadre de sa visite pastorale en France. L'annonce de l'Etat de guerre, le 13 décembre 1981, suscite une entraide humanitaire, spirituelle, morale et matérielle. De nombreux convois sont alors acheminés vers la Pologne, grâce aux dons de nos amis Français. Des chrétiens et non chrétiens des quatre coins de France envoient à la Mission Catholique Polonaise 54 000 lettres de sympathie, de soutien, au Cardinal Glemp et à leurs frères éprouvés. Ils offrent 100 000 catéchismes aux enfants polonais. N'oublions pas de mentionner la solidarité spirituelle, l'union des coeurs dans la prière avec tous les chrétiens de Pologne : par exemple, la récitation du Rosaire sur le parvis de Notre Dame de Paris tous les samedis soirs à 18 heures, les prières et célébrations franco-polonaises, le pèlerinage à Montmorency, etc. Des centaines de jeunes Polonais qui ont trouvé abri dans les locaux de la Mission Catholique Polonaise, alors qu'ils étaient retenus à Paris par l'État de guerre en Pologne, suscitent la création de la Maison St Antoine pour les sans abris, grâce au Comité de Soutien aux Polonais du Professeur Wierusz Kowalski et de Mgr Eugeniusz Plater. Une centaine de paroisses environs sont jumelées à des paroisses polonaises, les diocèses viennent ensuite. En liaison avec la célébration en 1982 du 600ème anniversaire de la fondation du monastère de Czestochowa, la Mission Catholique Polonaise de France organise la pérégrination de l'icône de Czestochowa, dans toutes les communautés polonaises en France. La même année, les Polonais participent au Congrès Eucharistique International à Lourdes. Toujours en 1982, le Vice Recteur de la Mission Catholique Polonaise de France est nommé Evêque Ordinaire de Kielce. Le 11 mars 1984, se déroule le pèlerinage pénitentiel des Polonais de la Région Parisienne, à la Basilique Notre Dame des Victoires, à l'occasion de l'année jubilaire de la Rédemption. Le 13 août 1985 voit la mort subite, à son retour de Lourdes, du Recteur de la Mission Catholique Polonaise de France, Mgr Zbigniew Bernacki. Le 6 décembre est nommé un nouveau Recteur, Monsieur l'Abbé Stanislaw Jez.

 

1986 - 1993 L'année 1986 est marquée par l'anniversaire des 150 ans de la Mission Catholique Polonaise de France: Le 16 février le Cardinal Jean Marie Lustiger, Archevêque de Paris, se rend à l'Eglise Polonaise, pour l'ouverture du jubilé. Du 24 février au 4 mars, est organisé un pèlerinage à Rome à l'occasion du jubilé de la Mission Catholique Polonaise de France. La Messe à l'église polonaise est retransmise à la télévision. Du 11 au 21 avril, le Cardinal Jozef Glemp, Primat de Pologne, rend une visite historique aux communautés polonaises de Paris, du Massif Central, de l'Alsace-Lorraine et du Nord Pas-de-Calais, pour présider les cérémonies jubilaires. Le Cardinal a fixé trois objectifs pour cette visite jubilaire: La rencontre avec l'Eglise de France et à travers la manifestation de leur unité, l'approfondissement de l'unité de l'Europe. La célébration du 150ème anniversaire de la Mission Catholique Polonaise de France et surtout la rencontre avec les émigrés et les enfants des émigrés, héritiers du riche patrimoine des générations passées. Les remerciements au peuple et à l'Eglise de France pour son esprit de solidarité, son aide extraordinaire et généreuse durant l'état de guerre et la crise en Pologne. La présence, à chaque étape de son périple de grandes foules de fidèles qui l'accueillaient avec émotion, ferveur et joie sincère et spontanée, témoigne avec éloquence non seulement des sentiments des Polonais et des Franîais d'origine polonaise, mais aussi de l'amitié, qui de siècle en siècle est également l'expression de liens spirituels profonds et d'une mutuelle compréhension. Après une douzaine d' années de démarches effectuées en vain par Mgr Zbigniew Bernacki, le projet inachevé de construction d'une maison polonaise à Lourdes est abandonné en raison de son co?t devenu trop élevé à la suite des problèmes survenus en Pologne. Une opportunité providentielle se présente et le 3 juin 1986, La Maison du Pèlerin à Lourdes ouvre ses portes aux nombreux Polonais qui peuvent enfin sortir de Pologne et se précipitent par milliers dans ce haut lieu de pèlerinage marial. Cette maison de la Mission Catholique Polonaise, "Bellevue" est dédiée à St Maximilien Kolbe et est confiée aux Soeurs de La Sainte Famille de Nazareth qui y réservent le meilleur accueil à leurs hôtes. Une édition du Guide du Pèlerin en polonais sort à cette époque pour que les Polonais s'y retrouvent plus facilement en tant que pèlerins. Une action pastorale est menée dans toutes les communautés polonaises, à partir d'une explication et d'une base théologique, pour attirer l'attention sur la présence nécessaire dans chaque maison de trois manifestations de Foi : une croix, une icône de la Vierge Noire de Czestochowa et au moins un Nouveau Testament En 1986 enfin, le nouveau Missel en polonais, est édité par l'Eglise en Pologne. Il est proposé à toutes les Communautés polonaises à l'étranger. En même temps, la Radio Polonaise à Paris, Radio-Solidarnosc diffuse la Messe en Polonais tous les dimanches ainsi qu' un programme religieux, une heure par semaine. En 1987, en raison d'une grande affluence de Polonais à Paris et dans la région parisienne, une nouvelle paroisse est ouverte à Paris, dans le 16ème, la chapelle Ste Geneviève. Celle-ci est due à la bienveillance de l'Archevêque de Paris, le Cardinal Jean Marie Lustiger et au sens de l'accueil et de l'universalité de l'Eglise, du Père Georges Marion, curé de la Paroisse Ste Jeanne de Chantal. De grands travaux d'aménagement et de réfection y sont effectués par la Mission Polonaise. Avec la permission du Curé, la Communauté Philippine de Paris y est accueillie. Plusieurs aumôniers sont également installés dans la Grande Couronne, autour de Paris. En 1988 trois grands événements: La commémoration du 70ème anniversaire de l'Indépendance de la Pologne. Le 10ème anniversaire de l'élection du Pape Jean Paul II. La visite du Pape Jean Paul II en Alsace et en Lorraine, avec la participation de nos compatriotes à Strasbourg, Mulhouse et Metz. En 1989, est publiée l'exhortation apostolique du Pape: "Christi fideles laici: la vocation et la mission des laìcs dans l'Eglise et dans le monde". Son étude est proposée en un cycle de deux années dans les différentes paroisses polonaises de France. Le postulat est celui d'une formation intégrale et stable du laìcat. Les créations de Conseils Pastoraux au sein des paroisses, au niveau régional, ainsi que du Conseil de la Mission en ont résulté. Les représentants des conseils des missions émanant de différents pays constituent le Conseil Pastoral des Polonais d'Europe Occidentale. La même année a lieu la première rencontre, à Varsovie, des commissions des épiscopats français et polonais. Celles-ci sont devenues annuelles et après 4 années de rencontres à Paris ou Varsovie, les Nouveaux Statuts de la Mission Catholique Polonaise ont été signés le 29 juin 1993 par son Excellence, Monseigneur Pierre Joatton, représentant de l'Episcopat Franîais et le 24 Août par son Eminence le Cardinal Jozef Glemp, représentant l'Episcopat Polonais . Ils sont "l'expression d'une volonté commune de coopération et ils obligent les deux cotés pour le bien spirituel des migrants polonais." (Conclusion des Statuts de la Mission Catholique Polonaise de France). Il faut noter aussi : la création d'une filiale de la Fondation Jean Paul II, dont le siège est situé à l'Institut St Casimir à Vaudricourt (Nord). la rencontre à Rome des Recteurs des Missions Catholiques Polonaises dans le monde, sous la présidence du Cardinal Glemp et de Mgr Szczepan Wesoly, Délégué du Primat de Pologne pour l'émigration l'inauguration à Paris, du square "Cardinal Stefan Wyszynski", "le Moïse Polonais". Un album est édité en Polonais sur le message de Lourdes, traduction du livre du Père Bordes, Recteur de la Basilique, ainsi que du livre de prières franco-polonais qui contient l'essentiel de notre Foi, sous le titre "Les Sources de la Foi, la vie chrétienne, les prières, la Sainte Messe, les Offices, les chants". Ce livre destiné à toute la Communauté est distribué à tous les enfants du catéchisme. Le 14 août 1990, des jeunes Polonais de France, accompagnés de leurs aumôniers participent à la rencontre avec le Pape Jean Paul II à Czestochowa. Du 10 au 16 novembre 1990, se tient à Paris, la Semaine de la Culture Chrétienne avec pour fil conducteur, les paroles de Jean Paul II à l'UNESCO: "La Nation est une grande communauté humaine qui est liée par différentes valeurs et surtout par la culture. La Nation existe grâce à la culture et pour la culture." Elle se déroule dans le contexte de nombreux changements politiques et économiques en Pologne. Le 3 mai 1991, le Maire de Paris, Monsieur Jacques Chirac, invite à l'Hôtel de Ville 2.000 personnes pour une soirée en commémoration du bicentenaire de la Constitution Polonaise du 3 mai 1791. Cette soirée comporte des évocations historiques, des projections de documents d'archives et un programme musical. Cette fete grandiose avait été préparée par le Comité de Coordination pour la commémoration du bicentenaire de la Constitution Polonaise du 3 mai 1791. A cette occasion, en collaboration entre la Mairie de Paris, l'Ambassade et les Consulats généraux de Pologne en France, ainsi que les municipalités de différentes villes de province, se déroulent de nombreuses autres manifestations à travers toute la France. Le 4 mai 1991: Une Messe solennelle d'action de grîces en l'honneur de Notre Dame est célébrée à l'Eglise de la Madeleine en commémoration du même bicentenaire. Elle est présidée par le Cardinal Jean Marie Lustiger, en présence de Mgr Lorenzo Antonetti, Nonce Apostolique en France. De nombreuses célébrations ont lieu également à Lille et dans plusieurs régions de France. Du 18 au 24 ao?t 1991, la rencontre des Polonais du monde entier, a lieu à Cracovie, capitale culturelle de la Pologne, pour la première fois depuis la 2ème Guerre Mondiale. Elle est organisée par le Conseil de la Polonia du Monde Libre et mandatée par le Gouvernement Polonais: l'association "Communauté Polonaise". C'est la première fois également que des délégations de Polonais des républiques de l'ex URSS ont pu s'y rendre. De Pologne, on note la participation du Président de la République, Monsieur Lech Walesa, de son Premier Ministre, Madame Hanna Suchocka, du Cardinal Jozef Glemp, du Cardinal Franciszek Macharski, et de Mgr Szczepan Wesoly et de nombreux éveques et pretres. La rencontre débute par une Messe dans l'Eglise de Sainte Marie, une des plus anciennes églises de Cracovie. L'ouverture de la session se tient au théître Juliusz Slowacki. La suite se déroule à l'Hôtel Forum où les différentes commissions présentent, analysent et proposent des solutions dans les domaines de l'éducation, l'action sociale, la collaboration dans le domaine économique, dans les mass média, les éditions, la culture polonaise dans le monde, la pastorale ainsi que l'aide aux Polonais à l'Est, la transmission de la culture et de la langue aux Polonais des jeunes générations vivant à l'étranger. Ce rassemblement des Polonais est clôturé dans la cathédrale royale, au chîteau de Wawel. La marche des délégations du chîteau à la place centrale de la ville où a lieu un concert donné par les différents groupes folkloriques des différents pays d'origine des délégations et de Pologne, impressionne beaucoup les habitants de Cracovie mais aussi les partici-pants. Le 8 septembre 1991, a lieu l'inauguration de la Maison Polonaise de la Ferté Sous Jouarre, grâce à la bienveillance des Pères Oblats qui cédaient leur propriété et au don généreux d'Anna et Stanislas Kozlowski. Le 10 septembre 1992, la retraite et la session pastorale des prêtres polonais travaillant en France ont eu lieu, pour la première fois à La Ferté sous Jouarre. L'année 1993 est celle du 150ème anniversaire du premier pèlerinage au cimetière Les Champeaux à Montmorency. Celui-ci est devenu le cimetière le plus prestigieux des émigrés polonais en France et est souvent dénommé "le Panthéon de l'émigration polonaise", des insurrections polonaises du 19ème siècle, des guerres mondiales à nos jours. Le 26 septembre 1993, "La Voix Catholique", hebdomadaire polonais, publié par la Mission Catholique Polonaise de France, fete l'anniversaire de ses 35 années d'existence. Il est devenu le seul hebdomadaire catholique en polonais édité en France.
1994

C'est une année d'efforts intenses des Polonais en France pour défendre l'Ecole Polonaise à Paris. Outre une pétition (plus de 9000 signatures) remise au Ministre de l'Education Nationale M. Aleksander Luczak à Varsovie le 21 mai, la Mission Catholique Polonaise, l'Association "École Polonaise" et le Comité des Parents d'Elèves plaident sa cause auprès du Gouvernement polonais. Bien que des cours de polonais soient dispensés dans les lycées français et dans les Missions polonaises, plus de 350 jeunes Polonais vivant à Paris et dans la Région Parisienne, souhaitent y recevoir les cours de l'Ecole Polonaise. Or l'Académie des Sciences Polonaise, qui utilise actuellement les locaux, comme un hôtel refuse de céder le bâtiment et même seulement quelques salles qui permettraient de recevoir tous les enfants. Les Polonais résidant en France se préoccupent également de la vénérable et prestigieuse Œuvre de Saint Casimir et de son avenir. Il faut souligner le souci constant du Recteur de la Mission Catholique Polonaise de France, Monseigneur Stanislaw Jez, de défendre les valeurs patriotiques, culturelles et religieuses polonaises, au dehors de la Patrie. Il insiste sur le fait que les institutions polonaises en France doivent demeurer indépendantes de l'Etat polonais mais rester en étroite collaboration avec la Pologne. Il sert l'Eglise depuis 25 ans, dont 9 années à la Mission Catholique Polonaise de France. Au mois de mai de cette année, il fête son jubilé sacerdotal dans l'Eglise Sainte Marguerite de Nowy Sacz, où il a été baptisé. Il exprime ainsi sa gratitude: "Au roi des siècles, au Dieu immortel, invisible, unique, soient honneur et gloire dans les siècles des siècles! Amen!" (1.Tim.1.17). Pour aider les pèlerins polonais de passage vers les grands lieux de pèlerinage français, la Mission Polonaise et son Recteur décident d'agrandir la Maison de la Mission Polonaise à la Ferté Sous Jouarre. La fête pour la bénédiction solennelle de cette maison a lieu le 25 juin, présidée par Mgr Wesoly, venu de Rome, en présence de nombreux prêtres polonais et de nombreux fidèles français et polonais, et parmi eux, la fondatrice de la maison, Madame Anna Kozlowski. Cette fête est organisée par l'Association Concorde, chargée par le Recteur de la gestion de cette maison. Le 4 Octobre, en l'honneur du 50ème anniversaire de l'Insurrection de Varsovie, une Messe est organisée par l'Ambassadeur de Pologne, en collaboration avec la Mission, pour la liturgie. Elle a lieu à Saint Louis des Invalides en présence de nombreuses personnalités religieuses, militaires et politiques, françaises et polonaises. C'est la première fois depuis la fin de la seconde guerre mondiale que l'Ambassadeur de Pologne à Paris, Le Professeur Jerzy Lukaszewski, prend l'initiative de commémorer un grand événement national par une cérémonie religieuse. Dans son introduction à la Messe le Recteur le souligne comme un signe du changement et du renouveau ainsi qu'un fruit de l'événement fêté.

Structure de la Mission La Mission Polonaise de France est une des 11 missions catholiques polonaises en Europe : Allemagne, Angleterre, Belgique, Danemark, Ecosse, Espagne, France, Hollande, Italie, Luxembourg, Norvège, Suède et Suisse. La tâche de la Mission Catholique Polonaise de France est la sollicitude pastorale pour les Polonais séjournant de façon temporaire en France ainsi que pour les personnes d'origine polonaise qui le désirent, afin de maintenir leur patrimoine culturel et religieux et de prendre place dans la vie de l'Eglise locale. Cette mission est assurée par le Recteur et ses collaborateurs les plus proches qui sont les délégués (coordinateurs) régionaux, les aumôniers, les religieux et religieuses et les laìcs engagés dans les différents types d'activité. Le siège de la Mission Catholique Polonaise de France est situé à Paris.
Les Recteurs de la Mission Aleksander Jelowicki C.R. 1836 - 1876

Wladyslaw Witkowski C.R. 1876 - 1893

Wladyslaw Bakanowski C.R. 1893 - 1893

Karol Grabowski (diocèse de Plock) 1893 - 1896

Wladyslaw Opiszewski C.R. 1896 - 1903

Leon Podstawka (diocèse de Kielce) 1903 - 1922

Wilhelm Szymbor C.M. 1922 - 1929

Leon Lagoda (diocèse de Gniezno) 1929 - 1934

Witold Paulus (diocèse de Poznan) 1934 - 1937

Franciszek Cegielka SAC. 1937 - 1947

Kazimierz Kwasny (diocèse de Przemysl) 1947 - 1972

Zbigniew Bernacki (diocèse de Tarnów) 1972 - 1985

Stanislaw Jez (diocèse de Tarnów) 1985 -

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